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Francúzsky článok, ktorý bol odvisielaný11.11.2009 (vo francúzštine) 11-11-2009 14:44 | Jaroslava Gissübelová
Mardi prochain, la République tchèque fêtera le 20e anniversaire de la Révolution de Velours. Retour, aujourd’hui, dans les archives de la radio, pour revivre l’ambiance unique des événements qui ont donné le coup d’envoi à la chute du communisme en Tchécoslovaquie, il y a 20 ans : les slogans scandés dans des meetings quotidiens durant ce mois mémorable, des témoignages d’étudiants blessés dans l’avenue Národní, la voix de l’ancien dissident et actuel évêque Václav Malý présentant les revendications de l’opposition démocratique, ou encore des chansons emblématiques de la Révolution de Velours dont « La prière pour Marta ».
Alexander Dubček, Marta Kubišová et Václav Havel, photo: CTK C’était la plus célèbre chanson de Marta Kubišová, grande vedette des années 1960, interdite de toute représentation devant un public après 1968. Des milliers de personnes rassemblées le 21 novembre 1989 sur la place Venceslas ont retenu leur souffle en l’écoutant chanter a capella les vers empruntés à Comenius : « Que la paix règne dans cette contrée, que la méchanceté, la jalousie et l’animosité, la peur et la haine s’estompent. Le moment est venu où le peuple reprend entre ses mains la gestion des affaires qui sont les siennes… »
La chute de l’ancien régime au pouvoir pendant plus de 40 ans en Tchécoslovaquie a été précipitée par une manifestation étudiante en hommage à Jan Opletal, jeune étudiant assassiné par les nazis en 1939 et à la mémoire duquel le 17 novembre a été déclarée Journée internationale des étudiants. Le rassemblement au départ autorisé des étudiants a fini par emprunter un tracé interdit. Sur l’avenue Národní, la route a été barrée par les forces de l’ordre :
« Nous avons les mains nues » scandaient les étudiants désarmés face aux policiers protégés par des boucliers et des casques et munis de matraques. Bien que les jeunes, assis par terre, aient gardé leur calme, une répression sévère allait s’en suivre. Un corridor de policiers relâchait les gens en les frappant à coups de poings et de matraque.
David est l’un des 568 blessés de l’intervention violente de l’avenue Národní. On écoute son témoignage :
« A la suite d’un interrogatoire, je suis allé voir mes amis. J’ai fait comme si je n’avais rien. Puis je n’ai pas dormi de la nuit à cause des maux de tête, et j’ai eu de plus en plus mal au dos. Aux urgences, la radio a montré une contusion de la colonne vertébrale et des hémorragies sur différentes parties du corps. »
La nouvelle sur les étudiants blessés s’est vite propagée parmi la population et a donné lieu à des rassemblements spontanés. Beaucoup de gens jusqu’ici fidèles au régime ont réagi en se disant « cela suffit, on en a assez, on maltraite nos enfants. » Geste typique de ces rassemblements : des milliers de gens commencèrent à agiter leurs clés, exprimant que la fin du régime était proche.
Il n’empêche que toute la journée du 18 novembre, la radio diffuse une dépêche officielle de l’agence de presse tchécoslovaque sur « les troubles intolérables à l’ordre public commis la veille lors d’une action non autorisée et hostile au régime socialiste. » Dans cette annonce, il y a un contraste frappant entre la réalité et le nombre avoué des blessés et des interpellés. On écoute l’animatrice de la station Praha :
« D’après les informations du ministère de l’Intérieur et de l’Environnement, dix-sept personnes ont été blessées lors de l’opération des forces de l’ordre ayant pour but de refouler les manifestants des lieux publics afin que le trafic puisse être renouvelé. 143 personnes ont été interpellées, dont 9 soupçonnées d’acte criminel ont été arrêtées. 70 personnes ont été inculpées pour infraction, 21 personnes condamnées à payer une amende. »
22 novembre, sur le balcon de la maison d’édition Melantrich en haut de la place Venceslas : le prêtre catholique Václav Malý y monte pour formuler les revendications de l’opposition démocratique. La foule y répond par des cris – démission, honte, partez…
Václav Malý « Nous demandons le départ inconditionnel des membres de la présidence du Comité central du PCT directement liés à l’intervention des cinq pays du Pacte de Varsovie en 1968. »
« Nous demandons le départ des dirigeants responsables de la dévastation de tous les domaines de la vie de la société, de la répression à l’encontre des citoyens paisibles qui ont débouché sur le massacre tragique des participants au rassemblement en mémoire à Jan Opletal, le 17 novembre à Prague. »
« Nous demandons que soient immédiatement libérés tous les prisonniers de conscience y compris les personnes arrêtées lors des dernières manifestations, que soit respectée la liberté de la parole, la liberté de l’information, que les organes de l’Etat ne diffusent plus d’informations déformées et mensongères – comme le journal Rudé právo – visant à manipuler l’opinion publique comme c’est le cas ces jours et ces heures-ci. »
« La grève générale, le lundi 27 novembre, sera l’expression du soutien à ces revendications… »
Avant de terminer encore une autre chanson emblématique de la Révolution de Velours. Elle s’appelle Náměšť et la foule la chantait souvent à l’unisson avec Jaroslav Hutka, tout juste rentré de son exil hollandais : « C’est la liberté de l’homme, la chose qui compte le plus dans la vie… »

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